Le journal de Valmont

À propos

Derrière les lettres

Je m'appelle Damien. J'ai commencé à écrire des vers un soir, et je n'ai plus cessé.

J'ai choisi la poésie plutôt que la prose : pour parler d'amour, rien ne me semble plus juste ni plus élégant. Et le sonnet en particulier, assez long pour mener une idée jusqu'à sa chute, assez court pour en garder la quintessence. J'ai voulu m'approcher de sa forme la plus classique, par amour de la langue française — je ne cesse d'apprendre sur toutes les subtilités de la langue et des règles de versification.

Peu à peu, j'ai compris que je n'écrivais plus seulement pour moi. Nous vivons une époque où les hommes et les femmes se parlent de moins en moins, où l'on se comprend mal, où les écrans nous ont rendus impatients, anxieux, plus seuls que jamais. Et depuis peu, l'intelligence artificielle a rendu tout lisse, sans grain et sans créativité.

Ces lettres sont ma manière de résister à cela : revenir aux choses simples, au goût de l'attente, au plaisir d'une belle lettre tracée comme autrefois. Réapprendre à se parler, à se comprendre, à s'aimer.

Le concept

Un club de correspondance. Chaque mois, vous recevez une lettre manuscrite contenant un poème d'amour, écrit à la plume et cacheté à la cire — rien que pour vous. Pas d'écran, pas de notification : une enveloppe, un cachet à rompre, quelques vers à lire lentement.

Ce qui m'inspire

Je n'écris pas d'après les livres : je n'ai lu que très peu des grands auteurs de l'amour. Ce qui me guide, c'est ce que je ressens — mes émotions, mon empathie, l'attention que je porte à l'autre.

Et les belles histoires d'amour, d'où qu'elles viennent : d'un dessin animé de Disney à un film comme Coup de foudre à Notting Hill. La forme importe peu ; seule compte l'émotion, quand elle est vraie.

Ma manière de travailler

La plume

Chaque lettre est tracée à la main, sans raccourci. L'écriture porte la trace du temps qu'on y a mis.

Le papier

Un papier choisi pour sa texture et sa tenue à l'encre, dans l'esprit des correspondances anciennes.

La cire

L'enveloppe est close d'un cachet de cire au sceau à la fleur de lys. On la rompt comme on ouvre un secret.

Quelques poèmes

Un avant-goût de ce qui se glisse dans les enveloppes.

Veilles

Je n'ai pas d'or à mettre à vos poignets,

seulement l'encre lente de mes veilles —

ces quelques mots, pliés, que le matin

posera, tout tremblants, contre vos mains.

La cire

J'ai scellé sur ce pli le rouge d'un aveu ;

rompez-le doucement, comme on ouvre une porte.

Ce que la cire tait, la flamme le rapporte :

tout l'hiver de mon cœur tenait dans ce peu.

À celle qui lira

Si ces lignes vous trouvent un soir, près d'une lampe,

lisez-les lentement, à la hauteur du cœur ;

j'ai mis dans chaque lettre un peu de ma rumeur,

et tout ce que je tais quand votre regard campe.

Restons en correspondance

Laissez-moi votre adresse e-mail : je vous écris quand une nouvelle lettre se prépare, sans jamais vous encombrer.

Une question, un mot ? contact@journaldevalmont.fr